ÉLECTIONS 2026

ENGAGEMENTS DES PARTIS POLITIQUES

Les partis politiques se sont prononcés sur nos propositions pour mieux soutenir les pères et les coparents dès la période périnatale.
Voyez dans cette page notre Plateforme électorale pères et périnatalité dans laquelle sont détaillées nos propositions ainsi qu’un tableau des réponses des partis au questionnaire que leur a soumis le RVP.

Contexte :

Le RVP a transmis à l’ensemble des partis autorisés un questionnaire sur les éléments de sa plateforme électorale pères et périnatalité, conformément aux directives du DGEQ. Nous publions intégralement les éléments de réponses reçus ainsi que les mesures qu’ils ont publiquement annoncées. Ce tableau sera mis à jour en continu durant la campagne.

Plateforme électorale pères et périnatalité 2026

La campagne électorale bat son plein au Québec et les partis politiques présentent actuellement leurs promesses. L’allongement du congé de paternité actuel et l’offre d’un nouveau congé de paternité lors d’un deuil périnatal ont déjà été évoqués. Ces deux éléments constituent les deux premières demandes de la plateforme électorale du RVP.

Nous avons confiance que d’autres partis politiques s’engageront à mieux soutenir les pères, notamment, dans le cadre de l’assurance parentale.

Pour connaître la plateforme électorale complète du RVP, cliquez sur l’image ! 👉

Principaux partisAutres partis

Les partis ont été placés par ordre alphabétique

Propositions Coalition Avenir Québec Parti Libéral du Québec Parti Québécois Québec Solidaire
Bonifier le nombre de semaines du congé de paternité. Offrir 2 semaines de prestations supplémentaires. Offrir 5 semaines de prestations supplémentaires.

Québec solidaire va plus loin et propose de bonifier le congé du deuxième parent de cinq semaines, pour un total de 10 semaines. Cette mesure, estimée à 200 millions de dollars, sera financée à même les surplus à venir du RQAP.

Offrir un congé pour le père ou le coparent lors d’un deuil périnatal. Offrir 4 semaines de prestations. Offrir 4 semaines de prestations. Offrir 4 semaines de prestations. Offrir 5 semaines de prestations.

Québec solidaire propose depuis 2023 un congé de deuil de cinq semaines pour les deux parents en deuil périnatal lorsque la perte de grossesse survient après 20 semaines. Cette mesure inclura donc le parent n’ayant pas porté l’enfant.

Bonifier les prestations pour les parents les moins favorisées socioéconomiquement. Assurer un minimum de 300$ de prestations par semaine, peu importe le revenu assurable ;

Porter le taux de remplacement du revenu à 100% pour les parents qui touchent des prestations situées entre 300$ et 664$ par semaine, ce qui représente une augmentation moyenne de 4 000$ sur une année ;

Faire passer les taux de remplacement du régime de base de 70% à 75% et de 55% à 60%, et du régime particulier de 75% à 80% du revenu admissible.

 

Québec solidaire veut moderniser les politiques familiales afin que celles-ci répondent adéquatement aux réalités des familles québécoises d’aujourd’hui et visent l’épanouissement des familles, l’implication des parents et l’égalité des chances dès la petite enfance. Étant donné que la hausse du seuil d’admissibilité s’inscrit parfaitement dans cet objectif, un gouvernement solidaire évaluera la possibilité de la mettre en œuvre.
Mettre en œuvre l’objectif 1.1 du PAPPe Plan d’action en périnatalité et petite enfance. Nous considérons qu’il est opportun d’évaluer quelles améliorations administratives pourraient être mises en place afin d’augmenter et d’uniformiser la participation active aux soins des pères dans les établissements de santé et de mettre en place le plus rapidement possible l’objectif 1.1 du PAPPe, dont la création d’indicateurs. Nous nous engageons à mettre en œuvre l’objectif 1.1 du PAPPe Plan d’action en périnatalité et petite enfance. Nous nous engageons à mettre en œuvre l’objectif 1.1 du PAPPe Plan d’action en périnatalité et petite enfance.

Un gouvernement solidaire accroîtra la transparence de l’État et donnera un accès réel à l’information gouvernementale en rendant publics des indicateurs de progression, en plus de travailler à rendre effective l’application de l’objectif 1.1. du PAPPe.

Financer 50 projets d’organismes communautaires liés à l’engagement paternel
et la coparentalité en période périnatale.
Un gouvernement libéral ajoutera 200 M$ sur quatre ans au financement des organismes communautaires. Nous nous engageons partiellement. Nous nous engageons partiellement .

Un gouvernement solidaire garantira le financement à la mission des organismes communautaires et le bonifiera massivement, dès la première année de son mandat, ce qui permettra aux organismes de préserver leur autonomie.

Votre formation reconnaît-elle le père et le coparent comme des parents à part entière dans les politiques familiales et les services publics ? Nous considérons le père et le coparent comme des parents à part entière, et les politiques familiales et les services publics doivent le refléter. Nous nous engageons à reconnaître le père et le coparent comme des parents à part entière dans les politiques familiales et les services publics. Nous nous engageons à reconnaître le père et le coparent comme des parents à part entière dans les politiques familiales et les services publics.

Québec solidaire reconnaît le coparent comme un parent à part entière. Le programme électoral de Québec solidaire prévoit expressément l’augmentation des prestations du Régime québécois d’assurance parentale réservées au deuxième parent ainsi qu’une modernisation des politiques familiales dans le but de favoriser l’implication des parents.

Propositions Équipe autonomiste Démocratie directe Parti communiste du Québec
Bonifier le nombre de semaines du congé de paternité. Nous nous engageons partiellement.

Le congé de paternité devrait avoir la durée maximale de celle des femmes, cependant cela ne devrait pas être un congé forcé. Chaque couple a sa dynamique et a une liberté de décider se
qu’il fait de leur temps. Certaines contraintes de carrière obligent de retourner plus vite au travail et que la charge de support de l’enfant est soit pris par un des 2 parents ou l’entourage. Présentement, le Québec a
besoin de ses travailleurs.

 

Nous nous engageons partiellement.

Démocratie Directe appuie l’objectif d’accroître le temps réservé aux pères et aux coparents, mais ne peut confirmer immédiatement le passage uniforme de cinq à huit semaines sans validation actuarielle complète. Le coût avancé de 180 millions de dollars par année doit être vérifié en fonction des surplus réels, de l’évolution des naissances et de la pérennité du régime. Nous proposons d’étudier rapidement une bonification progressive, pouvant atteindre huit semaines, après consultation publique et publication des scénarios financiers. Toute amélioration devrait favoriser une prise réelle du congé, particulièrement chez les familles qui y renoncent pour des raisons économiques.

Nous nous engageons.

Le congé parental est un outil important dont disposent les familles pour partager les tâches familiales dans les premiers moments de la parentalité. Il est logique que, plus il est long, plus cela favorise des relations équitables entre les genres ainsi qu’un meilleur équilibre travail-famille. Pour l’instant, seuls les plus riches peuvent se permettre de prendre des congés additionnels sans solde, alors que le travailleur moyen doit retourner au travail, indépendamment de l’état de santé de son enfant ou de sa conjointe.
D’ailleurs, nous profitons de la question pour soulever la question qu’une des meilleures façons de favoriser l’égalité de la participation familiale entre les deux parents est un réseau préscolaire universel et gratuit: les CPE. Depuis longtemps sous-financé avec une main-d’œuvre grugée par un taux de rétention famélique dû aux conditions de travail dégradées, il est grand temps d’y réinvestir massivement pour offrir à tous la chance d’y mettre leurs enfants. Les CPE remplissent un double rôle d’une importance capitale: l’éducation des tout-petits et la préparation à l’école, puis de permettre un retour sur le marché du travail et ainsi une plus grande autonomie des femmes. Cette autonomie renforce les familles et profite à tous et toutes.

Mettre en place un congé pour le père ou le coparent lors d’un deuil périnatal. Nous nous engageons.

Les congés de deuil permis lorsqu’un proche décède accordés par la loi du travail sont de 3 à 7
jours. Cela semble peu, mais il faut comprendre qu’en cas de traumatisme, il est important
d’avancer et puis de concentrer ailleurs. Le temps arrange les choses par la suite.

 

Oui. Démocratie Directe appuie l’accès du père ou du parent non porteur aux prestations de paternité du RQAP lorsqu’une perte de grossesse survient après 20 semaines. Le deuil périnatal touche les deux parents et justifie un temps protégé pour traverser l’épreuve, obtenir du soutien et accompagner la famille. Les règles devraient être simples, dignes et applicables sans démarche administrative disproportionnée. Nous ne disposons pas d’une estimation indépendante du coût et ne souhaitons pas avancer un chiffre non vérifié; celui-ci devrait être publié avec les données utilisées avant l’entrée en vigueur de la mesure.

 

Nous nous engageons.

Il semblerait logique que le père ait droit à un moment pour vivre son deuil, ainsi que pour aider sa conjointe à le faire. C’est après tout un deuil familial, et non individuel. Au niveau des chiffres, ce n’est pas une position que nous avons approfondie.

Bonifier les prestations pour les parents les moins favorisées socioéconomiquement. Démocratie Directe appuie une bonification substantielle des prestations destinées aux parents à faible revenu afin que le congé parental ne devienne pas un facteur de précarité. Nous sommes favorables au principe d’élargir l’admissibilité et d’augmenter le taux de remplacement. Le seuil précis de 54 345 $, son indexation et ses interactions avec la fiscalité et les autres programmes doivent toutefois être validés publiquement. Nous proposons une analyse rapide de plusieurs scénarios, avec leurs coûts et leurs effets distributifs, puis une décision transparente qui protège prioritairement les familles pour lesquelles la perte de revenu empêche réellement la prise du congé. Nous nous engageons.

Il y a au moins deux façons de s’attaquer à ce problème: la première étant d’augmenter le seuil tel que décrit dans la question. La deuxième est de s’attaquer aux bas salaires. Nous nous engageons aux deux, en priorisant la deuxième, puisque nous refusons les salaires de misère, la précarité des familles, l’exploitation des salariés.

Mettre en œuvre l’objectif 1.1 du PAPPE Plan d’action en périnatalité et petite enfance. Nous nous engageons.

L’obligation d’inscrire le nom du père (géniteur) sur l’acte de naissance doit être respectée. Les
enfants ont le droit de connaitre leurs origines et ce n’est pas en rattrapage que cela doit se faire
comme des cas d’abandon classique dans les années 1950.
Il est important que la culture de l’homme donneur de sperme ou pourvoyeur soit dénoncée.
L’accès des pères à leurs enfants est nécessaire et aussi d’avoir accès aux mêmes services que
les mères.

 

Oui. Démocratie Directe appuie l’application effective de l’objectif 1.1 du PAPPe. La reconnaissance de la mère, du père ou du coparent et du bébé comme un tout doit se traduire dans les pratiques, la formation et l’évaluation des services. Nous appuyons la publication annuelle d’indicateurs compréhensibles, ventilés par région, tout en protégeant les renseignements personnels. Les cibles et la méthode de suivi devraient être élaborées avec les familles, le personnel clinique et les organismes communautaires. La reddition de comptes doit permettre de corriger les écarts sans imposer une bureaucratie qui détourne les équipes des soins. Nous nous engageons.

Ce point soulève surtout l’importance de services publics forts, universels, vraiment publics (non au privé en santé) et bien financés. La meilleure façon de s’assurer d’une couverture optimale pour les familles, c’est qu’elles soient suivies par des services de proximité dont le mandat est de servir la population, non pas de faire de l’argent, ni remplir des quotas. Pour cela, il faut renforcer le système de santé, en premier lieu.

Financer 50 projets d’organismes communautaires liés à l’engagement paternel et la coparentalité en période périnatale. Les projets sont louables mais il faudrait d’abord que le parti Équipe Autonomiste soit élu pour voir l’ampleur des argents qu’il est possible d’aller chercher dans le système.
Nous savons qu’en abolissant les élections partielles, nous sommes capables de dégager 500k$ par élections partielles évitées. Cet argent est promis au communautaire. Il y a d’autres mesures dans notre programme pour des économies de coûts.
Démocratie Directe appuie le financement de projets régionaux visant les futurs et nouveaux pères, ainsi qu’une répartition qui couvre l’ensemble du Québec. Nous sommes favorables au principe d’un programme triennal, mais le nombre exact de projets, le montant de 50 000 $ et l’enveloppe de 7,5 millions de dollars doivent être validés avec les organismes et les régions. Le financement devrait reposer sur des critères publics, réduire les démarches administratives et éviter de mettre les organismes en concurrence inutilement. Une évaluation indépendante devrait mesurer l’accès, la participation et les résultats avant le renouvellement ou l’élargissement du programme. Nous nous engageons partiellement.

Nous ne croyons pas que c’est le moment de prendre de l’argent public pour créer des structures parallèles au système de santé actuel. Mieux vaudrait prendre ce même argent, l’investir dans des CLSC pour faire le même travail, mais payé au taux du système de santé public, syndiqué, plutôt qu’au communautaire qui fait le même travail mais à rabais, avec de pires conditions de travail, souvent non syndiqué.

Votre formation reconnaît-elle le père et le coparent comme des parents à part entière dans les politiques familiales et les services publics ? Équipe Autonomiste semble être le seul parti politique au Québec pour un ministère de la condition
masculine, qui dénonce fermement le dénigrement des hommes et qui dénonce la culture de l’homme donneur de sperme tant normalisée dans notre société.
Oui. Démocratie Directe reconnaît le père et le coparent comme des parents à part entière. Cette reconnaissance signifie un accès direct à l’information, une participation réelle aux décisions et aux soins, des congés adaptés, des services qui évaluent aussi leurs besoins et des données permettant de mesurer leur inclusion. Elle ne diminue ni les droits ni les besoins particuliers de la personne qui porte ou met au monde l’enfant. Notre approche repose sur l’égalité des responsabilités parentales, l’intérêt de l’enfant, le respect des réalités familiales et l’imputabilité des services publics quant à l’application de ces principes. Les familles ont la capacité de s’auto-définir et le font depuis longtemps, eu égard aux autorités religieuses ou morales. Parfois les grand-parents, les oncles et tantes, les cousins, les ami-es ont des rôles importants à jouer. À la base, ce n’est pas l’affaire de l’état de trop s’en mêler, du moment que les relations sont bonnes et que les membres s’épanouissent. Nous croyons que le nouveau Code de la famille de Cuba, élaboré démocratiquement par le peuple cubain puis ratifié lors d’un référendum en 2023, donne un bon exemple, lui qui définit la famille selon sa capacité d’affection et de solidarité.

Mise à jour: 24 septembre 2026